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L'enavancien

Paroles de Romain Clicquot de Mentque, sur la mélodie de "Je suis un gars du Far-West"

PPC2020

1/ Des cathos
Tous jeunots
Qui sont allés
Vers la Beauté.

De la montagne
Voyant la mer
Ils ont roulé
Sans transpirer.

Refrain/ Je suis un gars d’EnAvance
Qui aime le vélo
Pédaler jusqu’en haut hé ho hé ho.

Je suis un gars d’EnAvance
Qui aime l’apéro
La messe et les potos.

2/ Beaux paysages
Si doux visages
Qui rayonnaient
Sur les sommets.

Et le soir
Au bivouac
Ils ne regardaient
Plus que la télé.

3/ Et l’abbé
Plein de bonté
Nous demandait
De se confesser.

Pierre Marie
S’est présenté
Et lui a demandé
Une cigarette.

4/ Le ptit Louis
Notre président
Nous a menés
À l’arrivée.

À la fin
Même stressé
Il a comblé
Sa bien-aimée.

5/ C’est une histoire
Qui se termine
Tous un peu triste
À voir nos mines.

Mais on reviendra
L’été prochain
Par amour
Et pour Marie.

Poème PPTF 2019

Par Romain Clicquot de Mentque

« Il était écrit qu’un jour, o mon doux Jésus,
Sur les routes d’Italie, il fut de visu
Des jeunes, qui en toi, mon Dieu, ont confiance,
Étaient, o joie, les cyclistes d’EnAvance.

Tu le sais bien, de Turin jusqu’à Florence
Le voyage allait être très intense.
Mais portés par un si doux et si grand amour,
Tes bons enfants traçaient leur route sans détour.

Nous quittions le banal dodo, métro, boulot,
Prenant le temps d’assister à la sainte messe
Extraordinaire où la joie devint ivresse,
Pour glorifier nos apéros, topos, vélos.

Il ne s’agissait point de faire les idiots.
Sur les chemins dangereux menant à Bobbio,
Nous devions garder la sagesse d’une hostie
Pour rassurer Louis, bien stressé depuis Asti.

Que pouvons nous bien, O Seigneur, encore faire
Pour remercier chaleureusement ce monde,
Ces membres du staff qui veulent nous satisfaire,
Afin qu’une telle allégresse nous inonde ?

Les plus grands mercis pour cette belle équipe,
Diantre, ne seront peut-être jamais à la hauteur.
La moindre des choses, disait notre bon pasteur,
Était donc de faire cette route d’un autre type.

L’épreuve n’était point de gravir les sommets.
C’était, Seigneur, pour le salut de nos âmes
Que nous roulions sans la moindre crainte d’un blâme,
Pour connaitre le grand Signe que Tu émets.

Tu le sais, dans le tabernacle de nos coeurs,
Nous enfermions toutes peines et toutes rancœurs.
Mais tu nous libères de nos fardeaux par bonté.
Ainsi nous portions notre croix sur ces montées.

Une belle croix, à jamais dans nos mémoires.
Sans avoir vu un jour son si doux visage,
Marie nous regarde, au delà des nuages,
Priant humblement, mon Dieu, pour l’offertoire.

Le sacrifice rappelait à la sainteté
Que le pèlerinage écarte l’arrogance
Laissant place, par la prière, à l’humilité.
C’est ce que, mon Dieu, nous aimons à EnAvance.

Espérons que d’autres suivront la tendance
Car il n’y a rien de mieux pour la foi catho
Que de la partager en brisant le veto.
Ainsi, ensemble, nous prions pour EnAvance.

Enfin, Seigneur Dieu, amène nous à l’essence.
Comme notre chère Marie qui est au ciel,
Fais-nous revenir aux choses si essentielles
Pour qu’avec amour, nous remercions EnAvance. »

Lettre à EnAvance PPAB2018

Par Romain Clicquot de Mentque

Cher En Avance, De Auch jusqu’à Biarritz, nous étions une cinquantaine sur nos vélos pour traverser un petit bout de France. Nous avons roulés, roulés et encore roulés sans jamais se décourager, voulant à tout prix voir depuis ces hauts sommets cet océan qui nous attendait. C’est donc chez les Petites Soeurs des Pauvres que nous nous sommes enrichis de nouvelles rencontres. Auch devenait alors, le temps d’un lendemain d’Assomption, le point d’intersection des parcours de foi de jeunes chrétiens venant de toute la France (et d’ailleurs pour certains). Nous avions beau ne pas être, pour tous, des habitués de la forme extraordinaire, pour autant, nous avions finalement le même fond. La sincérité de nos prières faisait notre unité et la bienveillance, des uns envers les autres, démontrait notre humilité. C’est ensemble que nous avons franchi les étapes, une par une, pour rejoindre la Vierge sur son rocher. Le premier jour de vélo nous avait mis dans le bain (idéal pour ceux qui n’avaient pas eu le temps de prendre une douche). Puis, une semaine à rouler dans les Pyrénées sous un soleil d’été qui nous faisait envier la fraicheur d’une bonne bière du soir. Les plus aisés aidaient ceux qui en avaient besoin. A l’image de d’Artagnan de Tarbes et des mousquetaires de Dumas: tous pour un et un pour tous. Marie Reine Immaculée, Bienheureux Charles de Foucauld et Saint Jean-Paul II profitaient de leur périple pour admirer les paysages, échanger, rire, chanter et prier, surtout le chapelet. Nous pouvions compter aussi sur le soutien des locaux et du staff. Staff dont le président, enfin à Biarritz, n’avait pu cacher son émotion, accompagnant sa fierté, et montrait, avec les quelques larmes de son frère, que nous n’avions pas seulement roulé pour nous-mêmes, mais aussi pour nos proches, ceux qui nous sont chers et ceux qui nous manquent. N’est ce pas cela le plus beau témoignage de vie et d’espérance ? Le président, c’était Louis, qui en bon masson a bâti un pèlerinage pour une association sur lequel il règne haut dessus d’une équipe formidable et indispensable. Marie et Cyrille auront été nos Parant pendant ces dix jours, l’une se préoccupant avec Hélène et Anne-Sophie de notre chaire, l’autre s’occupant de nos chaines. Séraphine, telle la boule blanche d’un bon gros billard, était en contact avec tout le monde. Elle touchait à tout et ses mondanités enverront bientôt son nom dans le bottin. Du fait de sa future mission au Vietnam, Alix avait sans doute besoin de se libérer de ses prochaines préoccupations. Toujours souriante, elle pouvait, pour le bivouac, s’appuyer sur Mayeul, prêt au dos rond à faire en cas d’imprévu. M. Pelletier Doisy, dans le rôle du webmaster fut sérieux et rigoureux, mais ria dès que le gang des lyonnaises venaient plaisanter avec lui devant la go pro. Il était évident que Watremez se Gonzague à la logistique, même s’il n’abbadie à Jacques-Alban que ce dernier devait s’y coller aussi. Quand il s’agit de prendre une photo, Marie lit tôt ou tard l’instant idéal pour immortaliser l’événement. Le génie de l’impératrice aux yeux Braun, à l’intendance, faisait de cette équipe un cocktail explosif que l’on ne dégustait pas seulement à l’heure de l’apéro. Il ne faudrait pas oublier Pierre dont l’aide à permis à ce pèlerinage de devenir une bonne aventure (le jeu de mot est ici beaucoup trop évident pour proposer autre chose). Enfin pour la dimension spirituelle, l’Abbé a su mettre la barre très haute pour nourrir notre réflexion et nous faire comprendre que l’expérience de la vie chrétienne ne dure pas le temps d’un pèlerinage. C’est tous les jours que nous devons être les témoins du message du Christ, pour les autres et aussi pour nous-mêmes. J’étais parti légèrement anxieux, ne sachant pas vraiment où je mettais les pieds et ne sachant guère qui j’allais rencontrer. Une forme de peur m’avait même poussé à laisser mon antivol accroché à la roue arrière de mon vélo lorsque je l’ai déposé chez Cyrille. Pour le retour à Versailles, le vélo est désormais en roue libre. L’antivol est au fond de mon sac. C’est tout bête, mais ce petit détail est finalement un bon résumé de l’impact de ces dix jours passés à vos côtés chers En Avanciens et En Avanciennes. Dans nos quotidiens écrasés par l’urgence et le rythme effréné et effrayant de nos activités et loisirs divers, nous avions sans doute accumulé du retard sur les choses essentielles. Le PPAB 2018 d’En Avance nous a permis de remettre notre vie à l’heure. C’est pour cela qu’il faut savoir dire merci aux responsables de ce beau voyage. Soyez en convaincu: du ciel, une certaine Marie a le sourire. Affectueusement et en union de prières.