Semaine Sainte

La résurrection du Christ.

« Au premier regard, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité ! »

– Évangile selon saint Marc (16, 1-8) –

« Notre foi est fondée sur la mort et la résurrection du Christ, exactement comme une maison est posée sur ses fondations: si celles-ci cèdent, toute la maison s’écroule. Sur la croix, Jésus s’est offert lui-même en prenant sur lui nos péchés et en descendant dans l’abîme de la mort, et il les a vaincus dans sa résurrection, il les a effacés et il nous ouvre la route pour renaître à une vie nouvelle.

L’apôtre nous dit que, avec la résurrection de Jésus, quelque chose d’absolument nouveau se produit : nous sommes libérés de l’esclavage du péché et nous devenons enfants de Dieu, c’est-à-dire que nous sommes engendrés à une vie nouvelle. »

– Pape François, catéchèse du 10 avril 2013 –

mantegna-the-resurrection-right-hand-predella-panel-from-the-altarpiece-of-st-zeno-of-verona-1459halfhd« La Résurrection », Andrea Mantegna, 1459. Tours. 

 

La descente de la Croix et la mise au tombeau.

« Le Samedi Saint est le jour où Dieu est caché, comme on le lit dans une ancienne Homélie: « Que se passe-t-il? Aujourd’hui, un grand silence enveloppe la terre. Un grand silence et un grand calme. Un grand silence parce que le Roi dort… Dieu s’est endormi dans la chair, et il réveille ceux qui étaient dans les enfers »

Joseph d’Arimathie, un riche et influent membre du Sanhédrin, demanda courageusement à Ponce Pilate de pouvoir enterrer Jésus dans son tombeau neuf, qu’il avait fait creuser dans le roc à peu de distance du Golgotha. Ayant obtenu l’autorisation, il acheta un linceul et, ayant descendu le corps de Jésus de la croix, l’enveloppa dans ce linceul et le déposa dans le tombeau (cf. Mc 15, 42-46).

C’est ce que rapporte l’Évangile de saint Marc, et les autres évangélistes concordent avec lui. A partir de ce moment, Jésus demeura dans le sépulcre jusqu’à l’aube du jour après le sabbat, et le Saint-Suaire de Turin nous offre l’image de ce qu’était son corps étendu dans le tombeau au cours de cette période, qui fut chronologiquement brève (environ un jour et demi), mais qui fut immense, infinie dans sa valeur et sa signification

Chers amis, rendons toujours gloire au Seigneur pour son amour fidèle et miséricordieux. Portons dans les yeux l’image du Saint-Suaire, portons dans le cœur cette parole d’amour, et louons Dieu avec une vie pleine de foi, d’espérance et de charité. Merci ! »

« Le mystère du Samedi Saint », méditation de Benoît XVI à l’occasion de la vénération du Saint Suaire, le 2 mai 2010 –

Vassili Perov, La Déploration et la préparation à la mise au tombeau« La Déploration et la préparation de la mise au tombeau », Vassili Perov, 1872. Moscou

 Champaigne_-_Le_Christ_mort_couché_sur_son_linceul« Le Christ mort couché sur son linceul », Philippe de Champaigne 1654. Louvres

 

La mort du Christ sur la Croix.

« Dans la Croix du Christ, il y a la souffrance, le péché de l’homme, aussi le nôtre, et lui accueille tout avec les bras ouverts, prend sur ses épaules nos croix et nous dit : courage ! Tu n’es pas seul à les porter ! Je les porte avec toi, j’ai vaincu la mort et je suis venu te donner l’espérance, te donner la vie (cf. Jn 3, 16).

Qu’est-ce que la Croix laisse en chacun de nous ? Voyez: elle laisse le bien que personne ne peut nous donner : la certitude de l’amour fidèle de Dieu pour nous. Un amour tellement grand qu’il entre dans notre péché et le pardonne, qu’il entre dans notre souffrance et nous donne la force de la porter ; qu’il entre même dans la mort pour la vaincre et nous sauver.

Lui ne déçoit jamais personne ! Seul dans le Christ mort et ressuscité nous trouvons le salut et la rédemption. Avec lui, le mal, la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot, parce que lui nous donne espérance et vie : il a transformé la Croix, d’instrument de haine, de défaite et de mort en un signe d’amour, de victoire, de triomphe et de vie.

Chers jeunes, sur la Croix du Christ déposons nos joies, nos souffrances, nos succès ; nous y trouverons un Cœur ouvert qui nous comprend, nous pardonne, nous aime et nous demande de porter ce même amour dans notre vie, d’aimer chacun de nos frères et de nos sœurs avec le même amour. »

Méditation du chemin de croix du Pape François avec les jeunes, Rio de Janeiro – Copacabana, 26 juillet 2013 –

philippe de champaigne christ en croix« Le Christ mort sur la Croix », Philippe de Champaigne, 1655 – Grenoble.

 

La flagellation.

Christ aux outrages, Christ de patience, Christ de douleur, Christ de pitié, Christ de dérision…

« Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. » » (St Jn 19)

« Là se trouve le point culminant de la révélation de l’amour et là aussi se trouve la source de notre salut. […] Son “oui” efface le “non” de nos premiers parents au jardin d’Eden. Et ce qu’il doit lui en coûter d’adhérer à la volonté du Père apparaît dans les mystères suivants, la flagellation, le couronnement d’épines, la montée au Calvaire, la mort en croix, par lesquels il est plongé dans la plus grande abjection : Ecce homo !

Dans cette abjection se révèle non seulement l’amour de Dieu mais le sens même de l’homme. Ecce homo : qui veut connaître l’homme doit savoir en reconnaître le sens, l’origine et l’accomplissement dans le Christ, Dieu qui s’abaisse par amour « jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix » (Ph 2,8). La Passions du Christ, conduit le croyant à revivre la mort de Jésus en se mettant au pied de la croix, près de Marie, pour pénétrer avec elle dans les profondeurs de l’amour de Dieu pour l’homme et pour en sentir toute la force régénératrice. »

– Extrait de la Lettre Apostolique « Rosarium Virginis Mariae« , par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II –

AC1999.92.1« Christ aux outrages », vers 1617, Gerrit Van Honthorst.

 

Le Christ au Jardin des oliviers.

« Demeurez ici, tandis que je m’en vais là pour prier. » Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver de la tristesse et de l’angoisse. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez avec moi. »
Et s’étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ! Cependant non pas comme je veux, mais comme vous voulez ! »
Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis ; et il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous n’entriez point en tentation. L’esprit est ardent, mais la chair est faible ». Mt 26, 36-46.

Le Christ au Mont des Oliviers, vers 1730, (l'ange, Jésus et Pierre) Vienne, Kunsthistorisches Museum« Christus am Ölberge »,1730, Sebastiano Ricci , Vienne.

 

Dernière Cène et institution de l’Eucharistie.

« Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit :  » Prenez, mangez, ceci est mon corps « . Puis il prit une coupe et, après avoir rendu grâce, il la leur donna en disant :  » Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés  » (Matthieu 26, 26-28).

« Aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres ». (Jean 13, 34)

Judas se trouve à la droite du Christ. Il porte sa main gauche vers son cou alors que le Christ s’adresse à tous en disant « En vérité je vous le dis, l’un de vous me trahira » (évangile selon St Matthieu, 26-21), saint Jean, surpris de cette affirmation, se penche vers le Christ.

Dans l’ouverture centrale, deux serviteurs contemplent la scène sous un nuage sombre. En haut la figure trinitaire de Dieu.

Andrea_del_Sarto_-_The_Last_SupperAndrea_del_Sarto_-_The_Last_Supper_(detail)_-_WGA00391« Le Cenacolo », fresque d’Andrea del Sarto (entre 1511 et 1527), réfectoire du couvent San Salvi, Florence.

 

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